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Qu’est ce que le jeûne intermittent ?

Le jeûne intermittent part du principe que l’important ce n’est pas tant ce que nous mangeons mais quand nous mangeons.

L’idéal serait de respecter une plage de 16 heures sans manger et prendre ses 2 ou 3 repas sur 8 heures. Déjeuner à 12 heures, diner à 19 heures et éventuellement un goûter à 16 heures.

En général nous mangeons entre 4 et 6 fois par jour :

  • le petit déjeuner
  • un petit creux vers 10-11 heures nous poussera au mieux vers un fruit au pire vers une barre chocolatée,
  • 12 heures le déjeuner
  • 16 heures le goûter
  • 20 heures le diner et parfois on se laisse tenter par une petite douceur devant la télé !

Le système digestif n’a pas le temps de se reposer puisqu’il est toujours en action. La digestion demande un gros effort et une énorme énergie à l’organisme. Une fatigue générale qui peut donc se faire sentir à la longue.

Que se passe-t-il d’un point de vue physiologique ?

A chaque fois que l’on mange, et ceci quel que soit l’aliment, le pancréas va sécréter de l’insuline. L’insuline est une hormone responsable du « stockage » des graisses. Elle va stocker les sucres sous forme de glycogène dans le foie et les muscles , mais lorsque ceux-ci auront utilisé la quantité nécessaire à leur bon fonctionnement, le surplus sera relégué dans les tissus adipeux sous forme de gras. Par conséquent si il n’y a pas de sécrétion d’insuline l’organisme va commencer à se servir des réserves lipidiques comme source de carburant.

La fitness hormone

Et si je vous parlais de « la fitness » hormone qui est tout simplement l’hormone de croissance (la GH) sécrétée par la glande pituitaire. Cette hormone est un formidable boosteur qui « déstocke » les masses graisseuses et aide à la construction de masses musculaires. Les chercheurs de l’ Intermountain Center (Murray) Utah ont bien démontré que le jeûne provoquerait une élévation importante du niveau d’hormone de croissance (GH) sécrétée par notre corps. C’est une véritable hormone santé et anti-vieillissement. De nombreuses personnes pratiquants le fitness sont adeptes du jeûne intermittent pour ces raisons. Avec le jeûne intermittent on ne perd donc pas de l’eau ou du muscle mais bien de la graisse! Bonne nouvelle, non?!

Ceux qui pratiquent le jeûne intermittent ne sont pas dans la restriction calorique car cela serait intenable sur le moyen et long terme (ainsi que sur le court me concernant !).Mais au contraire, ils préconisent des repas denses et rassasiants afin d’éviter les fringales. Attention dense ne veut pas dire pizzas, gâteaux et bière à volonté mais plutôt des aliments riches en bons gras (oméga 3) : avocats, oléaginaeux, huile de coco, patates douces…qui aident à la satiété.

Jeûne et autophagie

Un autre avantage à pratiquer le jeûne intermittent, et non des moindres, c’est l’autophagie. L’autophagie est le processus d »auto-nettoyage ( se manger soi-même) de la cellule mais également le « recyclage » de ses propres déchets.

Cette découverte importante du chercheur japonais le Pr. Ohsumi a reçu en 2016 pour ses travaux de recherches menés depuis de nombreuses années, un prix nobel de médecine : « Ce processus est très important car si la cellule n’est pas capable de se nettoyer, on va avoir une accumulation de déchets », explique Isabelle Vergne, chercheuse au CNRS qui travaille sur l’autophagie. « Si ce processus est complètement déréglé, ça peut entraîner de nombreuses pathologies », ajoute-t-elle.

C’est le cas notamment des maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson, des maladies infectieuses ou des cancers.

Le jeûne intermittent est souvent pratiqué chez les sportifs qui voient leurs performances et endurance augmenter. Ceci étant dit nous sommes tous différents avec des terrains différents c’est pour cela qu’il est important de consulter son médecin en cas de doutes.

Mon expérience du jeûne intermittent

J’ai testé en éliminant le petit déjeuner, ce qui est pour ceux qui me connaissent, un véritable exploit ! En effet c’est mon repas préféré ou plutôt c’était …. J’avais des idées préconçues en me disant que si je partais courir le ventre vide je me sentirais faible et trop fatiguée. Or que nenni, c’est tout le contraire ! Mes jambes me semblaient beaucoup moins lourdes, mon souffle bien plus régulier et j’ai couru plus longtemps sans aucune sensation de fatigue.

Je pensais que j’allais être affamée dans la matinée et là encore grande surprise! J’ai déjeuné (sans me jeter goulûment) d’une salade (certes copieuse), je n’ai pas eu le petit creux de 17 heures, ni coups de barre dans la journée. J’ai pratiqué un cours de yoga qui demandait un effort physique assez intense et j’ai enchainé les postures avec plus de fluidité et facilité (namasté) !

En conclusion : il faut s’écouter et trouver ce qui VOUS convient, je ne pratique pas le jeun intermittent tous les jours car certains matins je sens que mon corps réclame (pour ne pas dire j’ai juste envie …) d’un bol de fruits,  d’une tranche de pain complet ou d’un porridge…mais je le pratique quand je veux me « nettoyer de l’intérieur » ou quand mes problèmes digestifs recommencent à pointer leur nez.

Mais le plus important encore une fois c’est de s’écouter et trouver ce qui VOUS convient !

Et vous, avez-vous déjà pratiqué le jeun intermittent?

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